FINANCE | Préparer sa retraite au Québec

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Vous êtes un nouvel arrivant au Québec ? Vous avez un statut de résident permanent ? Ou vous avez un permis de travail ?  Quelle que soit la situation dans laquelle vous vous trouvez, il est primordial de penser à votre retraite dès votre arrivée au Québec.

En effet, comme vous pourrez le constater en lisant cet article, la retraite s’organise de manière personnelle.

C’est une responsabilité qui doit être prise par chaque personne et cela dès que vous travaillez !

Au Québec, les revenus à la retraite peuvent provenir de 3 sources différentes :

  • Les régimes publics
  • L’épargne personnelle 
  • Les régimes collectifs

 

Les régimes publics : Une petite portion des revenus à la retraite est prise en charge par les régimes publics (Gouvernements) par le biais du programme des régimes de rentes du Québec et celui de la Sécurité vieillesse du Fédéral. Néanmoins, les rentes versées à la retraite par ces régimes publics varient en fonction des revenus et ne suffisent pas à assurer un revenu de retraite convenable.

C’est pourquoi, chaque résident du Québec, doit, dès qu’il commence à travailler, penser à épargner personnellement pour sa retraite.

 L’épargne personnelle : Pour cela, il dispose de 3 véhicules d’épargne personnelle

  •  Le REER (régime enregistré d’épargne retraite), véhicule spécialement créé pour la retraite. Chaque année, chaque travailleur peut cotiser un montant prédéfini dans ce compte. Le montant des cotisations maximales dépendra du salaire de chaque individu (en général, 18% du revenu annuel peut-être investi dans un REER). L’avantage de ce véhicule d’épargne réside dans le fait que les cotisations sont déductibles du revenu imposable. Elles viennent donc diminuer l’impôt à payer. Les rendements croissent à l’abri de l’impôt. L’impact fiscal se fait uniquement lorsque l’argent investi sort du REER.
  •  Le CELI (compte d’épargne libre d’impôt), ce véhicule permet de faire croître son capital à l’abri de l’impôt. Tous les rendements provenant de ce compte sont exemptés d’impôts. Les cotisations faites au CELI ne sont pas déductibles du revenu. La cotisation maximale est de 5 000 $ par an, depuis 2009. Les droits de cotisations inutilisées sont cumulatifs. Toutes personnes de plus de 18 ans ayant un numéro d’assurance sociale valide peut cotiser jusqu’à 20 000$ dans son CELI pour l’année 2012 (25 000$ en 2013, 30 000$ en 2014…)
  •  Le troisième véhicule d’épargne qui peut être utilisé pour la retraite est le « non enregistré ». Une fois que les précédents véhicules d’épargnes sont remplis,  l’argent peut être placé dans un compte « non-enregistré ». Ce compte ne procurera pas d’avantage fiscal : les cotisations ne sont pas déductibles du revenu, et les rendements faits sur les placements sont imposables. C’est pourquoi, il est utilisé que lorsque les deux précédents véhicules d’épargnes sont remplis à leur maximum admissible.

 

Tableau récapitulatif :

 

La dernière source de revenu à la retraite peut provenir des régimes collectifs.

  • Les régimes collectifs : Certaines entreprises peuvent offrir un régime de retraite collectif.         Par ce biais, les employeurs peuvent offrir des cotisations de retraite à leurs employés. Néanmoins, ces régimes collectifs sont totalement facultatifs et sont considérés comme un avantage social par les employeurs. De plus, les cotisations offertes par un employeur dans le cadre d’un régime collectif sont, en général, insuffisantes pour constituer un revenu à la retraite.

 

Il est donc primordial pour chaque nouvel arrivant de prendre personnellement en charge son épargne pour sa retraite car les régimes publics et les régimes collectifs     facultatifs ne seront pas en mesure de répondre en totalité à vos besoins.

Si vous avez des questions ou avez besoin d’aide pour mettre en place votre plan de retraite, n’hésitez pas à me contacter comme personne–ressource AFQ / SFQ à cette adresse :

Élodie Marien :   elodiemarien@hotmail.fr